Patrick Braouezec

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Patrick Braouezec

Patrick Braouezec (prononcer Braouézec), né le à Paris (Seine), est un homme politique français. Ancien député et maire de Saint-Denis, il est président de Plaine Commune de 2005 à 2020.

Faits en bref Fonctions, Président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris ...
Patrick Braouezec
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Patrick Braouezec en 2019.
Fonctions
Président du conseil de surveillance
de la Société du Grand Paris

(2 ans, 1 mois et 27 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Yves Le Bouillonnec
Successeur Marc Papinutti
Président de la communauté d'agglomération puis de l'Établissement public territorial Plaine Commune

(15 ans, 6 mois et 5 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Poulet
Successeur Mathieu Hanotin
Vice-président de la Métropole
du Grand Paris

(4 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection
Président Patrick Ollier
Député français

(19 ans, 2 mois et 15 jours)
Élection 28 mars 1993
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
Circonscription 2e de la Seine-Saint-Denis
Législature Xe, XIe, XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique COM (1993-2007)
GDR (2007-2012)
Prédécesseur Marcelin Berthelot
Successeur Mathieu Hanotin
Maire de Saint-Denis

(13 ans, 5 mois et 27 jours)
Élection
Prédécesseur Marcelin Berthelot
Successeur Didier Paillard
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Française
Parti politique PCF (jusqu'en 2010 et depuis 2017)
FASE (2010-2013)
E ! (2013-2015)
Profession Enseignant

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Maires de Saint-Denis
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Biographie

Résumé
Contexte

Issu d'une famille d'origine bretonne, Patrick Braouezec est instituteur à Saint-Denis pendant une vingtaine d'années, puis maire de 1991[1] à 2004[2].

Pendant sa mandature, la ville connaît un nouvel essor autour du Stade de France[3].

Il est élu député communiste de Seine-Saint-Denis en 1993. Après la victoire de la gauche aux élections législatives anticipées de 1997 et sa réélection, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Robert Hue, s'oppose à son entrée dans le gouvernement de Lionel Jospin, le jugeant « incontrôlable »[4]

Il quitte la fonction de maire en 2005, à laquelle lui a succédé son ancien premier adjoint, Didier Paillard, pour prendre la présidence de la communauté d'agglomération Plaine Commune où il succède à Jacques Poulet.

Il est réélu député le , pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Au sein du PCF, il fait partie du mouvement des « refondateurs ». Pour l'élection présidentielle de 2007, il soutient la candidature de José Bové[4], bien que 81 % des militants de son parti se soient prononcés en faveur de Marie-George Buffet lors d'un vote interne le .

Patrick Braouezec souhaitait représenter les communistes au sein du Front de gauche à l'occasion des élections régionales de 2010. Le Parti communiste lui préfère Pierre Laurent, coordinateur du PCF, comme tête de liste « Ensemble pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes » en Île-de-France. À cette occasion, un de ses principaux soutiens dans le département, Stéphane Gatignon, quitte le PCF pour rejoindre les écologistes[5]. Le , au micro d'Europe 1 Soir, il annonce qu'il restera « loyal » envers le PCF jusqu'au deuxième tour des régionales, mais qu'il quittera ce parti au lendemain de ces élections pour fonder un nouveau mouvement[6].

Le , il déclare dans un entretien accordé au Monde qu'il quitte le PCF et souhaite participer à une meilleure structuration de la Fédération pour une alternative sociale et écologique[7]. Alors qu'il avait annoncé en sa décision de ne pas se représenter aux élections législatives de 2012, il déclare en qu'il briguera finalement sa succession[8].

Il prend la succession de Philippe Séguin à la tête de la Fondation du football[9]. Il est, avec Laurent Davenas, l'un des deux membres de la commission d'enquête interne à la Fédération française de football, chargée de faire la lumière sur l'affaire des quotas.

Lors de l'entre-deux tours des élections législatives de 2012, il décide de se maintenir face au candidat du parti socialiste Mathieu Hanotin arrivé devant lui[10], en dépit d'accords électoraux prévoyant son désistement. Il reçoit le soutien de Marie-George Buffet et de François Asensi, au lendemain du dépôt des candidatures, lui-même ayant pourtant bénéficié du retrait de Stéphane Gatignon (candidat EELV-PS-PRG) dans sa circonscription au nom du « désistement républicain ». Patrick Braouezec est battu par son adversaire socialiste au second tour[11],[12].

Après les élections municipales de 2014, il est réélu à la tête de Plaine commune. Il déclare toutefois : « Je resterai un certain temps, le temps de préparer ma succession dans de bonnes conditions, comme je l'ai fait à Saint-Denis où j'ai été maire. Je ne donnerai aucun nom, mais je ne cache pas que je porterai un regard particulier sur Saint-Denis »[13].

Patrick Braouezec est également président du conseil d'administration de Plaine Commune Développement.

La presse rapporte en son prochain ralliement au parti En marche ! créé par Emmanuel Macron[14]. En , à plus de six semaines du premier tour, il annonce dans une tribune publiée par Le Monde qu'il appelle à voter pour Emmanuel Macron à la présidentielle, sans adhérer au mouvement : « Je pense qu’Emmanuel Macron est le seul candidat à permettre de ne pas se retrouver devant cette situation » d'un second tour opposant la droite et l'extrême-droite. Il dit vouloir « travailler pour que la nécessaire alliance de tous les progressistes se concrétise. C'est le seul rempart à la barbarie. » Pour les élections législatives, il appelle localement à voter pour le candidat communiste[4],[15]. En , il fait déjà part de sa « déception » vis-à-vis d’Emmanuel Macron[16].

À l'occasion de la Fête de l'Humanité de 2017, il reprend sa carte d'adhérent au Parti communiste français. Il appelle à « créer les conditions d'un rassemblement populaire très large avec l'ensemble des progressistes sans a priori, sans rejeter, sans principes arrêtés » et qu'il faut « se différencier avec l'attitude de Jean-Luc Mélenchon qui considère qu'il y a un chef, un projet et qu'il n'y a pas à discuter, qu'il n'y a pas à négocier avec qui que ce soit[17] ».

Le , il est nommé vice-président du Conseil national des villes, où il succède à Olivier Klein, Fabienne Keller restant également vice-présidente[18].

Par décret du [19], il est nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, dont il devient président le , malgré le souhait des présidents de conseils départementaux de voir élu à ce mandat Pierre Bédier[20],[21],[22],[23],[24].

Il ne se représente pas aux élections municipales de 2020, ce qui implique la fin de ses mandats locaux tels que ceux de président de Plaine Commune et de vice-président de la métropole du Grand Paris[25].

Détail des mandats

Ouvrages

Décorations

Notes et références

Liens externes

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