Transports dans la Haute-Garonne

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Transports dans la Haute-Garonne


Les transports dans le département français de la Haute-Garonne sont marqués par la prééminence de la métropole toulousaine, agglomération la plus peuplée et principal nœud de transport de la région Occitanie. La Ville Rose occupe en effet le site d'un carrefour naturel, situé dans un coude de la vallée de la Garonne et à proximité du seuil de Naurouze, sur l'axe de communication reliant l'Atlantique à la Méditerranée depuis l'Antiquité. De nombreuses autoroutes et voies ferrées rayonnent ainsi autour de Toulouse. Mais l'importance des infrastructures de transport est également due au poids démographique et économique de la métropole toulousaine : celle-ci est dotée d'un dense réseau de transports en commun (métro, tramway, téléphérique, BHNS...), d'un périphérique à 2x3 voies et du sixième aéroport français.

Faits en bref Autoroutes, Routes nationales ...
Transports dans la Haute-Garonne
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Carte synthétique des transports dans le département.
Transport routier
Autoroutes 260 km[1] A61 A62 A64 A66 A68 A620 A621 A623 A624 A645 A680
Routes nationales 73 km[1] N124 N125 N224 N542 N2621
R.D. et V.C. 15 783 km[1]
Autocars interurbains liO
Transport ferroviaire
Principales gares de voyageurs Toulouse-Matabiau, Saint-Agne, Muret
Services voyageurs TER Occitanie (liO Train), Intercités, Intercités de nuit, TGV inOui, Ouigo
Transport maritime et fluvial
Principaux ports À Toulouse : Port de l'Embouchure, Port de la Daurade, Port Saint-Sauveur et Port Viguerie
Transport aérien
Aéroports Toulouse-Blagnac
Transport en commun urbain et périurbain
Réseaux de transport en commun Tisséo (Toulouse)
Fermer

Le sud du département est principalement desservi par les axes reliant Toulouse à la Bigorre, au Béarn et au Pays basque (l'autoroute A64 et la ligne de Toulouse à Bayonne). Au sud de ces axes, les hautes vallées pyrénéennes apparaissent assez isolées.

Transport routier

Résumé
Contexte
Plan du système autoroutier de l'agglomération toulousaine.

Infrastructures routières

Toulouse est un nœud autoroutier autour duquel rayonnent, selon la manière de compter, entre 5 et 8 autoroutes interurbaines :

  • L'autoroute A62 relie Toulouse à Agen et Bordeaux : il s'agit de la partie nord-ouest de l'autoroute des Deux Mers. Elle supporte un lourd trafic interurbain de 53 000 véhicules/jour à la limite du département en 2019[2].
  • L'autoroute A68 relie la Ville Rose à Albi et Rodez.
    • La courte autoroute A680 s'en détache à une dizaine de kilomètres du périphérique toulousain ; elle doit être transformée et prolongée en 2025 sous le nom d'autoroute A69, qui mènera à Castres.
  • L'autoroute A61, partie sud-est de l'autoroute des Deux Mers, conduit à Carcassonne et à la côté méditerranéenne (Barcelone, Montpellier, Marseille). Elle supporte un trafic interurbain de 40 000 véhicules/jour à la limite du département en 2019[2].
    • L'autoroute A66 s'en détache à une vingtaine de kilomètres de Toulouse : elle donne accès à Foix et à l'Andorre. Elle supporte un trafic beaucoup plus faible, de seulement 11 000 véhicules/jour à la limite du département en 2019[2].
  • L'autoroute A64 est celle qui a le parcours le plus important dans le département, traversant le département dans le sens de sa longueur. Elle conduit aux deux sous-préfectures du département (Muret et Saint-Gaudens), et, au-delà, à Tarbes, Pau et la côte basque. Elle supporte un trafic interurbain de 20 000 véhicules/jour à la limite du département en 2019[2].
  • L'autoroute A624 est très courte mais est prolongée par la route nationale 124, entièrement aménagée en voie rapide à 2x2 voies dans le département, qui conduit à Auch.

Ces autoroutes sont beaucoup plus fréquentées dans et à proximité de l'agglomération toulousaine, où les trafics dépassent 100 000 véhicules/jour sur de nombreux tronçons et même 130 000 véhicules/jour sur deux tronçons[2]. Les sections urbaines des autoroutes A61 et 62 forment, avec l'autoroute A620, le périphérique de Toulouse (localement plutôt appelé « rocade »), autoroute urbaine à 2x3 voies fréquemment embouteillée. Plusieurs courtes autoroutes et voies rapides complètent la desserte interne de la métropole toulousaine : l'autoroute A621 vers l'aéroport de Toulouse-Blagnac, l'autoroute A623 vers Ramonville-Saint-Agne, la route métropolitaine 901 (Fil d'Ariane), la route métropolitaine 902 vers Beauzelle, ou encore la route métropolitaine 980 vers Basso Cambo.

Davantage d’informations Identifiant, Origine ...
Identifiant  Origine Principales agglomérations desservies dans le département Fin Remarques
Autoroute A61Autoroute A9 à NarbonneVillefranche-de-LauragaisAutoroutes A62 et A68 à ToulouseAutoroute concédée et payante, sauf sur la section urbaine faisant partie du périphérique de Toulouse (à partir de l'échangeur de l'A620). À 2x2 voies à l'est de l’échangeur de l'A66 et à 2x3 voies au-delà.
Autoroute A62Autoroute A630 (rocade de Bordeaux) à Villenave-d'Ornon près de BordeauxCastelnau-d'EstrétefondsAutoroutes A61 et A68 à ToulouseAutoroute concédée à 2x3 voies dans le département, payante sauf sur la section urbaine faisant partie du périphérique de Toulouse (à partir de l'échangeur de l'A620).
Autoroute A64Autoroute A63 à Saint-Pierre-d'Irube près de BayonneMontréjeau, Saint-Gaudens, Cazères, Carbonne, Longages, MuretAutoroute A620 à ToulouseAutoroute :
  • à 2x2 voies, concédée et payante à l'ouest de Lestelle-de-Saint-Martory ;
  • à 2x2 voies, concédée et gratuite de Lestelle à Martres-Tolosane ;
  • à 2x2 voies, non-concédée et gratuite de Martres-Tolosane à Muret (section reprise à l'ancienne RN 117) ;
  • à 2x3 voies, concédée et payante de Muret à Roques ;
  • à 2x3 voies (2x4 sur une courte distance), concédée et gratuite de Roques au périphérique de Toulouse.
Autoroute A66Autoroute A61 à Montesquieu-Lauragais, vers ToulouseNaillouxRoute nationale 20 à Pamiers, vers Foix et la frontière espagnoleAutoroute concédée et payante à 2x2 voies.
Autoroute A68Autoroutes A61 et A62 à ToulouseMontastruc-la-ConseillèreRoute nationale 88 à Marssac-sur-Tarn, vers Albi et LyonAutoroute à 2x2 voies, concédée et payante de Toulouse à Montastruc-la-Conseillère, non-concédée et gratuite au-delà de Montastruc.
Autoroute A620Autoroute A61 au sud-est de ToulouseToulouseAutoroute A62 au nord de ToulouseAutoroute non-concédée et gratuite à 2x3 voies, formant la partie ouest du périphérique de Toulouse.
Autoroute A621Autoroute A620 au nord-ouest de ToulouseToulouseRoute nationale 2621 et route métropolitaine 902 à Blagnac, vers l'aéroport de Toulouse-BlagnacCourte autoroute non-concédée et gratuite à 2x2 voies.
Autoroute A623Autoroute A61 à ToulouseToulouseRoute départementale 813 (ex-RN 113) à Toulouse, vers Ramonville-Sainte-Agne et Castanet-TolosanTrès court tronçon non-concédé et gratuit à 2x2 voies, officiellement la plus courte autoroute de France (mais qui n'est pas aux normes autoroutières).
Autoroute A624Autoroute A620 à ToulouseToulouse, ColomiersRoute nationale 124 à Colomiers, vers AuchCourte autoroute non-concédée et gratuite à 2x2 voies, prolongée par la RN 124.
Autoroute A645Autoroute A64 à Ponlat-Taillebourg, au nord-est de MontréjeauRoute nationale 125 à Seilhan, au sud de Montréjeau, vers Luchon et la frontière espagnoleCourte route concédée et à péage, à 2x1 voie, reliant l'A64 à la RN 125.
Autoroute A680Autoroute A68 à Castelmaurou, vers ToulouseRoute départementale 112 à Verfeil, vers la RN 126 et CastresRoute concédée et payante à deux voies sans séparateur central, formant une antenne de l'A68. Elle doit être mise aux normes autoroutières et intégrée dans la future autoroute A69 vers Castres, dont la mise en service est prévue pour 2025.
Route nationale 20Paris-Porte d'OrléansCastelnau-d'Estrétefonds, Toulouse, AuteriveFrontière espagnole vers BarceloneDéclassée en 2006 en RD 820 dans le département.
Route nationale 88Initialement : LyonMontastruc-la-ConseillèreInitialement : ToulouseSi la RN 88 existe toujours sur une grande partie de son parcours, il n'en subsiste plus aucun tronçon dans la Haute-Garonne, le dernier ayant été déclassé en 2006 en RD 888.
Route nationale 112AgdeVerfeilToulouseDéclassée dans les années 1970 en RD 112 entre Castres et Toulouse ; la RN 112 est alors redéfinie selon un nouvel itinéraire ne passant plus en Haute-Garonne.
Route nationale 113BordeauxCastelnau-d'Estrétefonds, Toulouse, Castanet-Tolosan, Baziège, Villefranche-de-LauragaisMarseilleAvant 1952, la RN 113 ne reliait que Toulouse à Narbonne : le tronçon de Grisolles à Toulouse est devenu en 1952 un tronc commun avec la RN 20. Déclassée en 2006 en RD 813 dans le département, sauf le tronc commun avec la RN 20 déclassé en RN 820.
Route nationale 117Avant 1972 : Perpignan

Après 1972 : Toulouse
Avant 1972 : Salies-du-Salat, Saint-Martory, Saint-Gaudens, Montréjeau

Après 1972 : Portet-sur-Garonne, Muret, Noé, Carbonne, Cazères, Martres-Tolosane, Saint-Martory, Saint-Gaudens, Montréjeau
BayonneEn 1972, la RN 117 est déclassée en RD 117 à l'est de Saint-Martory ; la RN 117 est alors redéfinie comme route de Toulouse à Bayonne et reprend de Toulouse à Saint-Martory un tronçon de la RN 125. La RN 117 est aménagée à 2x2 voies dans les années 1970-1980 entre Portet-sur-Garonne et Martres-Tolosane : ce tronçon sera intégré dans l'autoroute A64 lorsque celle-ci sera créée, ce qui explique que cette section de l'A64 ne soit pas concédée. Les tronçons subsistants de la RN 117 sont déclassés en 2006 en RD 817.
Route nationale 124Autoroute A624 à Saint-Martin-du-Touch, vers Toulouse

(initialement : Toulouse)
Colomiers, PibracRoute nationale 524 à Espas, vers Langon

(avant 1952 : route nationale 10 à Tartas, vers Dax,

et de 1952 à 2006 : route nationale 10 puis autoroute A63 à Saint-Geours-de-Maremne, vers Bayonne)
Entièrement aménagée en voie rapide à 2x2 voies dans le département. Le Conseil départemental de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole doivent reprendre la gestion de cette route au .

L'extrémité orientale de la RN 124 a été absorbée par l'autoroute A624 lors de la création de celle-ci.
Route nationale 125Autoroute A645 à Montréjeau, vers Toulouse

(initialement : route nationale 20 à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse)
Saint-Béat

(initialement : Portet-sur-Garonne, Muret, Noé, Carbonne, Cazères, Martres-Tolosane, Saint-Martory, Saint-Gaudens, Montréjeau, Bagnères-de-Luchon)
Frontière espagnole vers Vielha

(initialement : L'Hospice de France, dans la commune de Bagnères-de-Luchon)
Le tronçon de Portet-sur-Garonne à Montréjeau a été repris par la RN 117 en 1972, tandis que l'extrémité sud de la RN 125 était modifiée : l'ancien tronçon terminal d'Esténos à L'Hospice de France a été déclassé en RD 125 et la RN 125 a repris l'ancienne RN 618C vers l'Espagne. Le tracé de la RN 125 a de nouveau été modifié en 2006, ce qui explique qu'il ne reste aujourd'hui presque rien de la RN 125 d'origine.

La Région Occitanie doit reprendre la gestion de cette route au .
Route nationale 125ARoute nationale 125 à LabroquèreGranges de Crouhens (commune de Ferrère)Déclassée dans les années 1970 en RD 925.
Route nationale 125BRoute nationale 125A à Mauléon-BarousseRoute nationale 125 à SaléchanDéclassée dans les années 1970 en RD 924.
Route nationale 126Route départementale 20 (Haute-Garonne) à la limite des départements de la Haute-Garonne et du Tarn à Teulat, vers l'A680 et Toulouse

(initialement : Toulouse)
(initialement : Drémil-Lafage)Route nationale 112 à CastresCréée dans les années 1970 sous ce nom à partir de tronçons des anciennes RN 621 et 622. À l'ouest de Maurens-Scopont, elle est déclassée en 2006 en RD 826, l'itinéraire de Toulouse à Castres devant désormais passer par l'autoroute 680 ; l'ancienne RD 42 est alors classée route nationale dans le Tarn, mais bizarrement, la RD 20 de la Haute-Garonne n'a jamais été classée dans le réseau routier national, ce qui créé une discontinuité dans l'itinéraire national Toulouse-Castres. La RN 126 doit être remplacée dès 2025 par l'autoroute A69.
Route nationale 127Route nationale 117 à Saint-MartoryRoute nationale 117 à Saint-MartoryNom brièvement porté par la déviation de Saint-Martory, intégrée depuis à l'autoroute A64.
Route nationale 224Route nationale 124 à L'Isle-Jourdain, vers AuchLévignac, MondonvilleUsine Airbus de Beauzelle, près de ToulouseCréée dans les années 2000, la RN 224 constitue une partie de l'itinéraire à grand gabarit créé au début des années 2000 pour la circulation des pièces de l'Airbus A380. Le Conseil départemental de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole doivent reprendre la gestion de cette route au .
Route nationale 264Autoroute A64 à Portet-sur-Garonne près de ToulouseRoute nationale 20 à Pinsaguel, vers AuteriveCourte route de dégagement de l'agglomération toulousaine, déclassée en 2006 en RD 820.
Route nationale 542Route nationale 224 à Sainte-LivradeRoute nationale 224 à Lasserre-PradèreCourte alternative à la RN 224, qui présente la particularité unique d'être en partie interdite aux véhicules à moteur (sauf ceux de l'itinéraire à grand gabarit).
Route nationale 564Autoroute A64 à ToulouseRoute nationale 20 à ToulouseBrève numérotation d'une courte route nationale dans l'agglomération de Toulouse.
Route nationale 618Saint-Jean-de-LuzBagnères-de-Luchon, Portet-d'AspetArgelès-sur-Mer« Route des Pyrénées » créée dans les années 1930. Elle possédait plusieurs troncs communs avec d'autres routes nationales. Déclassée dans les années 1970 en RD 618.
Route nationale 618CRoute nationale 125 à Chaum, vers MontréjeauSaint-BéatFrontière espagnole vers VielhaTronçon repris par la RN 125 dans les années 1970.
Route nationale 621ToulouseDrémil-LafageMazametRenommée RN 126 dans le département dans les années 1970, puis finalement déclassée en 2006 en RD 826.
Route nationale 622Route nationale 117 (auj. autoroute A64) à Capens, entre Toulouse et Saint-GaudensSaint-Sulpice-sur-Lèze, Auterive, Nailloux, Villefranche-de-Lauragais, RevelRoute nationale 608 à Hérépian, près de Bédarieux, vers MontpellierDéclassée dans les années 1970 en RD 622.
Route nationale 624Route nationale 622 à Lemmarse (commune de Revel), vers RevelRoute nationale 20 au Vernet, vers PamiersDéclassée dans les années 1970 en RD 624.
Route nationale 625Route nationale 622 à Gardouch, près de Villefranche-de-Lauragais, vers ToulouseRoute nationale 620 à Laroque-d'Olmes, vers LavelanetDéclassée dans les années 1970 en RD 625.
Route nationale 626Mimizan-PlageCarbonneRoute nationale 620 à Ajac, vers LimouxDéclassée dans les années 1970 en RD 626.
Route nationale 627Saint-GironsMontesquieu-VolvestreRoute nationale 117 (auj. A64) à Carbonne, vers ToulouseDéclassée dans les années 1970 en RD 627.
Route nationale 628Route nationale 627 à Montesquieu-Volvestre, vers CarbonneRoute nationale 20 à Saint-Jean-de-Verges, vers FoixDéclassée dans les années 1970 en RD 628 et RD 119.
Route nationale 629RevelRoute nationale 113 à Pezens, vers CarcassonneDéclassée dans les années 1970 en RD 629.
Route nationale 630MontaubanVillemur-sur-Tarn, BessièresRoute nationale 112 à Lavaur, vers CastresDéclassée dans les années 1970 en RD 630.
Route nationale 632TarbesBoulogne-sur-Gesse, Saint-Lys, Plaisance-du-TouchToulouseDéclassée dans les années 1970 en RD 632.
Route nationale 633Boulogne-sur-GesseRoute nationale 117 à Ausson, près de MontréjeauDéclassée dans les années 1970 en RD 633.
Route nationale 635Boulogne-sur-GesseAurignacRoute nationale 117 à Boussens, près de Martres-TolosaneDéclassée dans les années 1970 en RD 635.
Route nationale 638Bagnères-de-BigorreRoute nationale 117 à Montréjeau, vers ToulouseDéclassée dans les années 1970 en RD 638.
Route nationale 2621Autoroute A621 et route métropolitaine 902 (Voie lactée) à BlagnacRond-point de l'Envol à Blagnac, à l'entrée de l'aéroport de Toulouse-BlagnacAncien tronçon de quelques centaines de mètres de l'autoroute A621, déclassé du réseau autoroutier en 2019.
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Transport collectif de voyageurs

La Haute-Garonne est desservie par le réseau régional de transport routier liO, qui exploite 55 lignes régulières dans le département. Une grande partie de ces lignes ont pour origine ou destination la gare routière de Toulouse.

Covoiturage et autopartage

Le réseau d'autopartage Citiz est présent à Toulouse et Ramonville-Saint-Agne.

Transport ferroviaire

Résumé
Contexte

Historique

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Le chemin de fer à crémaillère de Luchon à Superbagnères vers 1914.

La première ligne de chemin de fer du département, et qui restera jusqu'à nos jours son principal axe ferroviaire, est la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, ouverte en 1856-1857. Sur cet axe, Toulouse s'impose comme un nœud ferroviaire d'importance, avec un important triage. Le réseau d’intérêt général a principalement été développé dans le département par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (Midi). À la fin du XIXe siècle, le chemin de fer d’intérêt général, organisé en étoile autour de la gare de Toulouse-Matabiau, permettait notamment d'atteindre Auterive, Baziège, Bessières, Carbonne, Castelnau-d'Estrétefonds, Cazères, Colomiers, Luchon, Martres-Tolosane, Montastruc-la-Conseillère, Montréjeau, Muret, Saint-Gaudens, Salies-du-Salat, Venerque, Villefranche-de-Lauragais et Villemur.

La Haute-Garonne a également été desservie entre 1900 et 1949 par le réseau de chemins de fer d’intérêt local de la Compagnie des chemins de fer du Sud-Ouest, qui reliait notamment Toulouse à Boulogne-sur-Gesse, Cadours, Lévignac, Le Mas-d'Azil, Maurens-Scopont, Revel, Sainte-Foy-de-Peyrolières et Villemur-sur-Tarn, ainsi que Carbonne au Mas-d'Azil et Saint-Gaudens à Aspet. Les Voies ferrées départementales du Midi relièrent brièvement (1930-1939) Castres à Toulouse et Revel. Dans les Pyrénées, deux courtes lignes relièrent jusqu'aux années 1950 Marignac au Pont-du-Roy et jusqu'aux années 1960 Luchon à Superbagnères.

Dès les années 1910 apparaît sur les lignes pyrénéennes la traction électrique sur le réseau d'intérêt général, dont le Midi est un précurseur. Mais c'est surtout dans les années 1930 que la caténaire va se déployer. En 1943, la ligne Paris-Toulouse devient la seconde grande radiale entièrement électrifiée en France, après Paris-Bordeaux cinq ans plus tôt, et en 1967, le Capitole est le premier train à circuler à la vitesse commerciale de 200 km/h en France, reliant Paris à Toulouse en six heures. Toutefois, dans le même temps, des lignes secondaires ferment dans la Haute-Garonne comme ailleurs en France.

Depuis 1990, ce n'est plus par l'itinéraire historique via Limoges que se font les trajets les plus rapides de Paris à Toulouse, mais par la LGV Atlantique et Bordeaux. L'ouverture de la LGV Sud Europe Atlantique en 2017 permet à Toulouse de n'être plus qu'à un peu plus de quatre heures de la capitale en TGV inOui ou Ouigo.

Situation actuelle

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Une rame B 83500 du TER Occitanie en gare de Toulouse-Matabiau.

La principale gare de voyageurs est la gare de Toulouse-Matabiau, avec presque dix millions de voyageurs en 2019[3]. Elle est desservie par des trains TER Occitanie (liO) la reliant à de nombreuses gares de la région, des trains Intercités reliant Bordeaux à Marseille ou Toulouse à la côte basque, des Intercités et Intercités de nuit vers Paris-Austerlitz, des TGV inOui et Ouigo vers Paris-Montparnasse, et des TGV inOui vers Lyon. Les autres gares possédant un trafic important, comme Saint-Agne et Muret, sont pour la plupart situées dans l'agglomération toulousaine et desservies principalement par des TER périurbains.

Le réseau ferroviaire de la Haute-Garonne est organisé en étoile autour de Toulouse. Le principal axe est la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, à double voie électrifiée : c'est cette ligne qui accueille le trafic le plus varié, composé de trains de grandes lignes, de TER et de trains de fret. La ligne de Toulouse à Bayonne et la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière) sont également électrifiées, mais seule la première est à double voie. La ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac (tronc commun des lignes vers le Tarn) et la ligne de Saint-Agne à Auch sont des voies uniques non-électrifiées, bien que certains tronçons de ces deux lignes aient été mis à double voie devant l'augmentation récente du trafic périurbain.

Projets

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) prévoit d'accélérer les relations entre Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, avec, notamment, la création d'une LGV Bordeaux-Toulouse et le désengorgement des voies au nord de Toulouse.

Plusieurs projets concernent le développement des services périurbains autour de Toulouse : le principal concerne la création d'un RER nord de Toulouse, de Toulouse-Matabiau à Castelnau-d'Estrétefonds, qui profiterait des aménagements réalisés dans le cadre du GPSO.

La Région Occitanie envisage la réouverture de la ligne de Montréjeau - Gourdan-Polignan à Luchon.

Transport fluvial

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Le canal du Midi à Ramonville-Saint-Agne, dans la banlieue de Toulouse.

Le canal latéral à la Garonne (vers Bordeaux) et le canal du Midi (vers Sète) se rejoignent à Toulouse : ensemble, ils forment l'un des plus anciens axes navigables de France, reliant l'Atlantique à la Méditerranée depuis le XVIIe siècle. Toutefois, le canal latéral à la Garonne, au gabarit Freycinet (classe I CEMT[4]), et surtout le canal du Midi (classe 0[4]), possèdent un gabarit trop réduit pour la plupart des navires modernes et sont donc aujourd'hui presque exclusivement exploités pour le tourisme fluvial. Le canal du Midi, classé au Patrimoine mondial, constitue une attraction touristique de première importance, et ses berges, écluses, pont-canaux et ports font l'objet d'une valorisation croissante.

Toulouse possède plusieurs ports sur ces deux voies d'eau : le Port de l'Embouchure, le Port de la Daurade, le Port Saint-Sauveur et le Port Viguerie.

Transport aérien

Résumé
Contexte
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Décollage du Concorde lors de son premier vol d'essai, le à l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Le transport aérien possède une grande importance dans l'histoire et l'économie de l'agglomération toulousaine. C'est dans la périphérie de Toulouse qu'est créée en 1927 l'Aéropostale, qu'est conçu dans les années 1960 le Concorde et que décolle en 2005 le premier Airbus A380. Le plus important constructeur d'avions de ligne au monde, Airbus, a son siège à Blagnac, et Airbus Toulouse est le premier site industriel de France[5].

L'aéroport de Toulouse-Blagnac est le sixième aéroport de France par la fréquentation, avec près de 10 millions de passagers en 2019. Il est relié à plus d'une centaine de destinations françaises, européennes, méditerranéennes et même long-courrier. Les principales compagnies qui y sont implantées sont Air France, easyJet, Ryanair et Volotea.

L'aéroport de Toulouse Francazal est essentiellement destiné à l'aviation d'affaires et militaire. Le département compte en outre plusieurs aérodromes destinés principalement à l'aviation légère de tourisme et de loisirs : Bagnères-de-Luchon, Cazères - Palaminy, Montagne Noire, Muret - Lherm, Revel - Montgey, Sabonnères, Saint-Gaudens - Montréjeau et Toulouse - Bourg-Saint-Bernard

Transports en commun urbains et périurbains

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Quai de la station Jean Jaurès du métro de Toulouse.

Le Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération toulousaine, qui regroupe 108 communes dont la totalité de celles membres de Toulouse Métropole, est la seule autorité organisatrice de la mobilité du département[6]. Elle organise des services de transport dans son vaste ressort territorial. Les transports en commun de Toulouse, qui sont principalement opérés par Tisséo, sont notamment composés :

L'ancien tramway de Toulouse, à traction d'abord hippomobile puis électrique, a circulé de 1862 à 1957 dans la Ville Rose. Il a compté jusqu'à 25 lignes urbaines et périurbaines.

Modes actifs

Le département est traversé par plusieurs voies vertes, véloroutes et sentiers de grande randonnée.

Le système de vélos en libre-service VélôToulouse dessert la commune de Toulouse avec 283 stations et 2600 vélos.

Notes et références

Voir aussi

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