Vesly (Manche)

commune française du département de la Manche De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Vesly (Manche)map

Vesly (prononcé [vɛli] ou [veli][1]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 732 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Vesly
Vesly (Manche)
Le bourg de Vesly.
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Maire
Mandat
Judith Pirou
2020-2026
Code postal 50430
Code commune 50629
Démographie
Gentilé Veslionnais ou Veslissiens
Population
municipale
732 hab. (2022 )
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 09″ nord, 1° 30′ 16″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 123 m
Superficie 22,48 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lessay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Créances
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Vesly
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Vesly
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
Vesly
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Vesly
    Fermer

    Les habitants de la commune associée de Gerville-la-Forêt sont restés rattachés au canton de la Haye-du-Puits après sa fusion-association en 1972 avec Vesly, alors que le reste de la commune faisait partie de celui de Lessay. Depuis , l'ensemble fait partie du canton de Créances.

    Géographie

    Résumé
    Contexte

    La commune est au nord du Coutançais. Son bourg est à km au nord-est de Lessay, à km au sud-est de La Haye-du-Puits et à 11 km au nord-ouest de Périers[2].

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[5]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Cotentin et à l'ouest du département de la Manche, frais, humide et pluvieux, où les contrastes pluviométrique et thermique sont parfois très prononcés en quelques kilomètres quand le relief est marqué[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 963 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Gouville-sur-Mer à 18 km à vol d'oiseau[7], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 844,8 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

    Urbanisme

    Résumé
    Contexte

    Typologie

    Au , Vesly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].

    Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lessay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,8 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36 %), terres arables (27,3 %), prairies (20,4 %), forêts (12,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,1 %), zones urbanisées (1,2 %)[15].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Thumb
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Verlei vers 1025, Verleium au XIIe siècle, de Velleio en 1213 et Veillie vers 1280[16].

    Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou gallo-romain en -(i)acum[16],[17],[1],[18], suffixe d'origine celtique marquant la localisation et la propriété. Il a régulièrement abouti à la terminaison -ei au Moyen Âge, puis -y à l'époque moderne.

    Le premier élément Vesl- représente probablement un anthroponyme selon la plupart des auteurs, tels que Virilius[18],[17] ou Verliacus[1], ce dernier nom de personne supposerait une forme initiale *Verliacuacum, il s'agit vraisemblablement d'une erreur. François de Beaurepaire ne se prononce pas sur la nature exacte de ce toponyme, il se contente de le rapprocher de Vesly (Eure, Verliacum XIe siècle), de Villy-le-Bas (Seine-Maritime, Virtlaicum XIe siècle, Verleio 1059)[16].

    Le gentilé est Veslionnais ou Veslissien[19].

    Histoire

    Résumé
    Contexte

    Protohistoire

    La région est habitée au moins depuis l'époque gauloise par la tribu des Unelles, avec à leur tête le chef Viridovix.

    Moyen Âge

    À la suite de la conquête romaine, les tribus germaniques et les Mérovingiens ont laissé leur trace notamment dans la religion avec sainte Walburge, dont une statue du XVIe siècle placée dans l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. On a retrouvé sous l'église des sarcophages mérovingiens.

    Un Robert, Guillaume et Honfroi de Vesly étaient au côté de Guillaume le Conquérant à Hastings en 1066 ; leur descendance est attestée dans les comtés d'York et de Norfolk[20].

    Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[21].

    La famille des Le Poupet étaient propriétaires à Vesly au lieu-dit la Croix d'Anneville. C'est ainsi qu'on trouve des Le Poupet, sieurs d'Anneville, des sieurs de la Croix (plus rarement de la Croix d'Anneville), des sieurs de la Fontaine (quelquefois de la Fontaine d'Anneville), des sieurs du Boscq (ou du Boscq d'Anneville). Ils possédaient également les Estanchelouzes de Haut et de Bas et se disent sieurs de l'Estang[22].

    Les Templiers possédaient à Vesly un préceptorat dépendant de Valcanville. En 1312, à la dissolution de l'Ordre, les biens furent partagés entre les Hospitaliers et l'abbaye de Lessay[20], qui percevait une partie des dîmes de la paroisse.

    Époque contemporaine

    En 1944, du au , le général Leclerc, accompagné par la 2e DB, installe son poste de commandement dans la commune[23],[24].

    En 1972, Vesly a fusionné avec Gerville-la-Forêt (anciennement Gerville jusqu'en 1939), qui a gardé le statut de commune associée et son appartenance au canton de La Haye-du-Puits jusqu'en 2015.

    Un arrêté préfectoral du supprime le statut de commune associée à compter du [25].

    Thumb
    Entrée de Gerville-la-Forêt.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1981[26] 1989 Raymond Fautrat   Chef d'entreprise
    1989 mars 2001 Patrick Beuve    
    mars 2001[26] avril 2014 Raymond Fautrat UMP Chef d'entreprise
    avril 2014[27] En cours Judith Pirou SE Fonctionnaire
    Les données manquantes sont à compléter.
    Fermer

    Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[28]. L'un de ces conseillers est maire délégué de la commune associée de Gerville-la-Forêt.

    Population et société

    Résumé
    Contexte

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

    En 2022, la commune comptait 732 habitants[Note 3], en évolution de +1,67 % par rapport à 2016 (Manche : −0,31 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 - - - - - - -
    725732-------
    Fermer
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 3351 3401 4521 5121 4351 4051 2971 3031 268
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2781 2061 2041 1361 1151 0611 058936900
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    871810819688665708693625585
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    581542568522535541615626688
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Davantage d’informations - ...
    1936 1946 1954 1962 1968 - - -
    145102115112104---
    Fermer
    Évolution démographique de Gerville-la-Forêt avant l'association
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    233261279312312275272291
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    300246243225199186182183
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    203185195180144125108128
    Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : EHESS[33])

    Sports et loisirs

    L'Union sportive Vesly-Laulne fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[34].

    Économie

    Le principal secteur d'activité de la commune est la production animale. Il existe notamment trente-trois entreprises dans ce secteur à Vesly dont dix-neuf font l'élevage de vaches laitières et six autres qui font l'élevage d'autres bestiaux (bovins, buffles, ovins, caprins).

    Culture locale et patrimoine

    Résumé
    Contexte

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    Le couple formé par l'église Saint-Pierre et la chapelle Notre-Dame-de-la-Selle (capella Beate Marie de Sella) était augmenté de deux oratoires, l'un à saint Aubin et l'autre à sainte Walburge. Leur environnement était dense en sarcophages mérovingiens, dont plusieurs furent retrouvé en 1956 à l'occasion de travaux sous l'église Saint-Pierre[35],[Note 4].

    Église Saint-Pierre
    Thumb
    L'église Saint-Pierre.

    L'église Saint-Pierre, des XIIIe, XIVe, XVe – XXe siècles, a été bâtie sur une nécropole mérovingienne. La nef composé de trois vaisseaux et le chœur sont du XVe siècle. Ce dernier, comme celui de l'église de Carentan, a été financé par Guillaume de Cerisay († v. 1492), seigneur de Vesly, grand bailli du Cotentin de 1460 à 1462, trésorier général des finances de Louis XI en 1473[20]. L'avant-porche gothique du XVe également abrite un portail roman. L'édifice est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [36].

    Le lieu de culte abrite plusieurs œuvres classées au titre objet : un lutrin du XIXe, une peinture murale du XIIIe, les statues de saint Sébastien du XVIIIe et de sainte Walburge[23] du XVIe, une banquette des thuriféraires du XVIIIe, un autel secondaire et les statues des vertus théologales du XIXe[37], ainsi qu'une verrière du XXe de l'atelier Sainte-Marie-Baladj[20].

    Chapelle Notre-Dame-de-Consolation

    La chapelle Notre-Dame-de-Consolation des XIIIe – XVIIe siècles est connue localement sous le nom de chapelle Notre-Dame-de-l'Étrier.

    Église Saint-Pair de Gerville-la-Forêt
    Thumb
    L'église Saint-Pair de Gerville-la-Forêt.

    La petite église Saint-Pair de Gerville-la-Forêt des XVIIe, XIXe – XXe siècles, située à l'écart du village, a conservée son cimetière. Elle abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle classée au titre objet aux monuments historiques[38].

    Pour mémoire

    Deux oratoires, l'un dédié à saint Aubin et l'autre à sainte Walburge[35].

    Patrimoine civil

    On trouve sur le territoire communal plusieurs manoirs.

    Le manoir de Bricqueboscq du XVIe siècle flanqué de ses deux tours, qui est partiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [39].

    Les manoirs de la Cour du XVe siècle avec sa chapelle et de Bricqueville des XVIe – XIXe siècles.

    Les Moitiers du XVIe siècle, à Gerville-la-Forêt. Ancien fief du domaine royal que Saint Louis donna à Louis de Frü(s)camp, son bailli du Cotentin de 1230 à 1238, pour sa fidélité[40].

    La Grand Maison et sa tour du XVIe siècle, à Gerville-la-Forêt. Ancienne possessions des Bricqueville, des Kadot puis des Du Hérissier à partir de 1737[40].

    Parmi le petit patrimoine on note le lavoir de Vesly, qui a été restauré avec une toiture en ardoise[23], un ancien moulin à vent

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 265.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 673.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Loading related searches...

    Wikiwand - on

    Seamless Wikipedia browsing. On steroids.