Guyomarch IV de Léon
vicomte de Léon De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Guyomarch IV de Léon, né vers 1130, mort le 27[1] ou [2], est un aristocrate breton du XIIe siècle qui succède à son père Hervé II de Léon en tant que vicomte de Léon.
Guyomarch IV de Léon
Vicomte |
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Décès | |
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Père | |
Fratrie | |
Conjoint |
Nobilis de Penthièvre (d) |
Enfants |
Hervé Ier, seigneur de Léon Guyomarch V de Léon Enoguen de Léon (d) |
Origine
Guyomarch IV de Léon est le fils d'Hervé II de Léon et de Sibylle de Blois. Il est donc lié à la famille royale d'Angleterre par sa mère.
Biographie
Résumé
Contexte
Dans le contexte où Henri II Plantagenêt évince Conan IV de Bretagne et provoque contre lui un soulèvement des barons, Guyomarch IV de Léon suit son père, Hervé II de Léon, son beau-père Eudon II de Porhoët et Raoul II de Fougères. Cependant, vaincu, il se soumet en 1167 à Henri II Plantagenêt[3].
S'il reste relativement en retrait lors des razzias royales en 1168 dans les seigneuries voisines de Porhoët, de Cornouaille et de Dinan, il chasse son frère Hamon du siège épiscopal de Saint-Pol-de-Léon, coupable à ses yeux d'un rapprochement avec Henri II Plantagenêt. L'évêque est épaulé par Conan IV de Bretagne qui vainc Guyomarch IV de Léon en 1170 près de Commana. Quelques mois plus tard, en , il fait assassiner son frère, l'évêque Hamon, puis accepte de nouveau l'autorité du roi en lui cédant trois châteaux. Lors de la grande révolte de 1173 menée par Aliénor d'Aquitaine contre Henri II Plantagenêt, Guyomarch IV de Léon n'apparaît pas. Il se rebelle en 1177 et 1179 et se trouve définitivement soumis par le duc Geoffroy II de Bretagne qui confisque la vicomté de Léon, à l’exception de deux paroisses, et le démembre au profit de son fils Guyomarch V de Léon alors qu'il garde Hervé de Léon en otage. Guyomarch IV de Léon s'engage à partir en Terre Sainte mais il meurt en [4].
Ses deux fils, Guyomarch V de Léon et Hervé Ier de Léon, récupèrent leur héritage. Guyomarch V de Léon reçoit les châtellenies de Lesneven, Brest, Saint-Renan et Le Conquet ainsi que le titre de vicomte. Hervé de Léon, lui, reçoit les terres de Landerneau et de Daoudour (entre Landivisiau et Penzé), ainsi que la seigneurie de Coat-Méal et tous les domaines que possédait la maison de Léon en Cornouaille, c'est-à-dire les seigneuries de Daoulas, de Crozon, du Porzay et de Quemenet-Even. En tant que juveigneur, c'est-à-dire cadet apanagé, Hervé doit se contenter du titre de seigneur de Léon, qu'il transmet à ses héritiers[5].
La fondation ou la refondation de l'abbaye de Daoulas est attribuée à Guyomarch IV de Léon et à son épouse Nobilise entre 1167[6] et 1173[7], en expiation du meurtre d'Hamon, évêque de Léon. L'abbaye serait installée dans un château concédé pour cette fondation, approuvée par Geoffroy, évêque de Cornouaille[8].
Mariage et descendance
Son épouse Nobilis (v. 1135 - ?), appartient peut-être au lignage des Rohan. Ils ont plusieurs enfants :
- Guyomarch V de Léon, qui lui succède comme vicomte de Léon[9] ;
- Hervé Ier de Léon, qui lui succède comme seigneur de Léon[9] ;
- Adam de Léon, né vers 1160, mort en 1191 au siège d’Acre ;
- Éléonore, qui épouse Rivallon de Rosmadec avant 1191[10] ;
- Enoguen (Guen) de Léon, qui épouse André II de Vitré[9] ;
- Sibylle de Léon, dame de Pléhédel, qui épouse Geoffroy de Boisgelin[11] ;
- Une fille non nommée dans les sources primaires, nommée Éléonore ou Jeanne dans les généalogies tardives, seconde épouse d’Eudon II de Porhoët, veuf après le décès de Berthe de Bretagne ; parfois identifiée soit à Éléonore[9], soit à Enoguen (Guen, francisé en Jeanne)[11].
Notes et références
Bibliographie
Liens externes
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