Stade Gaston-Gérard
stade français De Wikipédia, l'encyclopédie libre
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Le stade Gaston-Gérard est un stade de football français situé à Dijon, dans le quartier Montmuzard, inauguré en 1934. Il est utilisé pour les rencontres du club de football du Dijon FCO. Le stade servait également de terrain d'athlétisme avant ses travaux d'agrandissement entre et .
Surnom |
GG |
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Nom complet |
Parc des Sports Gaston-Gérard |
Adresse |
Ouverture | |
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Créateur |
Cyril Doye (d) |
Rénovation |
Clubs résidents | |
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Propriétaire | |
Administration |
Ville de Dijon (d) |
Surface |
Pelouse naturelle[1] |
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Capacité |
15 459[2]. |
Tribunes | |
Affluence record |
14 octobre 2017 : Dijon FCO - PSG avec 15 160 spectateurs. |
Coordonnées |
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Construit dans les années 1930 sous l'impulsion de Gaston Gérard, député-maire de Dijon de 1919 à 1935, le stade est inauguré en 1934 par le président de la République Albert Lebrun. Il ne prend le nom du maire qu'en 1969, à la suite de la mort de ce dernier la même année.
D'une capacité d'origine d'environ 10 000 places, le parc des sports s'équipe d'éclairage nocturne en 1974 lors de l'ascension du club de foot dijonnais (à l'époque Cercle Laïque Dijonnais) en National. Accueillant également des meetings d'athlétisme, le stade était jusqu'à sa rénovation un parc omnisport. Il restera comme le lieu d'un des records de Sergueï Bubka qui effectua un saut à la perche de 6,11 m le . Désormais, le Parc des Sports est seulement utilisé pour les rencontres du Dijon FCO.
Assez vétuste et peu confortable, le stade fait l'objet d'un important projet de rénovation qui débute le . Le projet initial, conçu par l'atelier d'architecture Michel Rémon, a pour but de construire des tribunes uniformes, reliées dans les angles, avec un anneau de gradin pour le grand public et des loges sous le toit faisant le tour du terrain[5].
Inaugurée le [6], la première tribune à sortir de terre est celle du côté nord avec une capacité de 5 530 places :
Le virage sud, qui accueillait les visiteurs sur des gradins en béton à ciel ouvert, est entièrement détruit et remplacé le par une tribune couverte de 5 332 places :
Le coût de la construction de ces deux virages est estimé à 21,7 millions d'euros[3]. Par la suite, ces tribunes ont été renommées tribune Dijon Céréales (pour le virage nord) et tribune Rougeot (virage sud), par le biais du naming[7]. Depuis 2021, la tribune nord s'appelle tribune IPS et la tribune sud, tribune Delin.
Le , le Grand Dijon dévoile lors d’une conférence de presse le projet final concernant la destruction de la tribune Marathon et la construction d'une nouvelle tribune en lieu et place, réalisée par le cabinet Jean Guervilly. Cette réalisation diffère de celle prévue originellement par le cabinet Rémon et qui devait être dans la continuité des tribunes nord et sud. Le coût de ces nouveaux travaux a été estimé à 20 millions d'euros, avec une couverture des angles[4]. Les travaux de démolition de l'ancienne tribune ont été effectués à l'été 2015 et la livraison de la nouvelle tribune est prévue le 16 septembre 2017. La tribune Est a une capacité de 4 753 places assises :
Cette nouvelle tribune porte le nom de tribune Caisse d'Épargne, via, à nouveau, un parrainage[8].
La partie basse de la tribune est ouverte au public le , à l'occasion d'un match contre le Paris SG[9],[10].
Le stade Gaston-Gérard dispose désormais, avec la tribune Ouest (2 761 places), d'une capacité de 15 459 places[2].
Le centre de formation du DFCO a été inauguré le 17 janvier 2014 en présence des représentants du Grand Dijon et du conseil régional de Bourgogne, partenaires financiers de cet équipement situé au stade des Poussots. Pour la première saison, 22 jeunes joueurs venus de la France entière ont été sélectionnés. Ce nouveau centre marque une étape importante dans l’évolution du DFCO, qui pourra ainsi constituer un vivier de jeunes talents pour son équipe professionnelle.
Matchs notables
La première accession en Ligue 1 du DFCO en 2011 incite la presse locale à se pencher sur le Parc des Sports et sur l'ancien maire qui lui a donné son nom. Le journaliste Jérémy Demay publie ainsi en juin 2011 dans La Gazette de Côte-d'Or un article où il évoque les activités de Gaston Gérard pendant l'Occupation[13]. L'ancien maire de Dijon a alors souhaité retrouver son siège de maire de Dijon perdu en 1935, au point de fréquenter des milieux collaborationnistes. Le journaliste rappelle qu'à la Libération, Gaston Gérard a été condamné à une peine d’inéligibilité. Puis une autre journaliste prétend que l'ancien maire a aussi été frappé d’indignité nationale en raison de sa collaboration avec le régime de Vichy[14]. Ces affirmations incitent en 2011 le maire de Dijon à consulter l'Académie de Dijon sur ce sujet. Un membre de celle-ci, Gilles-Antoine Bertrand, a mis les choses au point dans un article, « Gaston Gérard : quelques repères (16 juin 1940 - 6 août 1953) », paru dans les Mémoires de l'Académie de Dijon de 2011-2012[15]. L'auteur remarque que, sous l'Occupation, Gaston Gérard n'a publié qu'un article dans la presse locale, dans lequel il ne mentionnait pas le maréchal Pétain et ne disait rien d'une collaboration avec les Allemands. Aucun document n'indique qu'il ait été condamné à l'indignité nationale à la Libération : sinon, il n'aurait pas pu continuer à exercer sa profession d'avocat, jusqu'à sa mort, et il n'aurait pas pu porter sur sa robe les insignes de commandeur de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1914-1918.
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