Pierre Chirol
architecte, professeur à l'École des Beaux Arts, Rouen De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Pierre Chirol, né le à Rouen et mort le dans la même ville, est un architecte français.
Pierre Chirol
Pierre Chirol à l’Académie de Rouen v. 1935, entre Robert Antoine Pinchon, René Herval et Raymond Quenedey.
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Amis des monuments rouennais () Société libre d'émulation de la Seine-Maritime () Société industrielle de Rouen () Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen () Académie d'architecture () Commission départementale des Antiquités de la Seine-Maritime Photo-club rouennais (d) Société des architectes de la Seine-Inférieure et de l'Eure |
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Maître | |
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Archives conservées par |
Archives départementales de la Seine-Maritime (FR AD76 97J)[1] Archives départementales de la Seine-Maritime (FR AD76 201J)[2] Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 2178-2183, 6s, -)[3] |
Biographie
Résumé
Contexte
Pierre Chirol fait ses études classiques à l'Institution Join-Lambert de sa ville natale[4]. Il s'intéresse à l'archéologie[4] et devient membre de la Société des Amis des monuments rouennais en 1902[5]. En 1903, il rentre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean-Louis Pascal[5]. Parallèlement, il suit des cours à l'école du Louvre[4]. Après avoir obtenu en 1911 son diplôme d'architecte[4], il ouvre son cabinet à Rouen[5]. Il participe au congrès du millénaire normand à Rouen en . Il est mobilisé de 1915 à 1919.
Nommé architecte régional des PTT en 1924[5], il est l'auteur d'une trentaine de bureaux de poste, notamment au Mont-Saint-Michel, à Caen (bureau de poste Gambetta), à Trouville-sur-Mer et à Rouen (Direction régionale des Postes)[4]. Catholique très pratiquant, il a également construit une dizaine d’églises[4]. Il utilise les matériaux locaux et le style régionaliste en l'alliant avec des éléments plus moderne[4]. Le bureau de poste Gambetta à Caen, construit en pierre de Caen en 1932, allie par exemple un style classique et un modernisme Art déco mesuré[6], tandis que les ferronneries font appel au vocabulaire régionaliste. Son dernier bâtiment, construit pour la Compagnie des tramways rouennais, était à l'époque le plus vaste garage pour autobus d'Europe grâce à l'utilisation du béton précontraint[4]. À l'exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, il reçoit le diplôme d'honneur[5].
Il a été membre de la Commission départementale des antiquités de la Seine-Inférieure[5], de la Société libre d'émulation de la Seine-Inférieure[4], de la Société industrielle de Rouen[réf. nécessaire] et du Photo-club rouennais[7]. Il a présidé en 1926 l'Académie de Rouen – dont il est membre depuis 1919 –, en 1927 la Société des architectes de la Seine-Inférieure et de l'Eure, en 1936 la Fédération des sociétés normandes pour le développement du régionalisme[5], en 1941 l'ordre régional des architectes[5]. Il a également été professeur d'art normand à l'École des beaux-arts de Rouen[4].
Il reçoit la grande médaille de la Société centrale des architectes le . Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1947[5].
Son corps repose au cimetière monumental de Rouen[8]. Une rue de Rouen porte son nom.
Une exposition lui a été consacrée aux Archives départementales de la Seine-Maritime, à Rouen, du au [5].
Distinctions
Réalisations
- Église paroissiale Notre-Dame à Fauville-en-Caux (1913) –
Inscrit MH (2011)[9]
- Église Saint-Antoine-de-Padoue au Petit-Quevilly (1913) –
Inscrit MH (2001)[10]
- Maison à Belbeuf (1914)[11]
- Réaménagement du couvent des Ursulines de Rouen au profit de l'association la grande famille rouennaise (1922, détruit en 1974 et remplacé par le Conservatoire régional de musique)[12]
- Église paroissiale Sainte-Jeanne-d'Arc à Eslettes (1924) –
Inscrit MH (2011)[13]
- Église paroissiale Saint-Gilles-et-Sainte-Thérèse à Pont-d'Ouilly (1925)[14]
- Monument aux Morts de la Guerre de 1914-1918 et de la Guerre de 1939-1945 à Framerville-Rainecourt[15]
- Monument à la mémoire de Georges Dubosc à Rouen (1928)
- Bureau de poste de Trouville-sur-Mer (1930)[16] –
Inscrit MH (2010)[17]
- Chapelle du collège de Normandie à Mont-Cauvaire (1930) –
Inscrit MH (1975)[18]
- Poste de Deauville (1930)[19], auquel le label « Patrimoine du XXe siècle » est attribué[20]
- Hôtel des postes de Caen (1932)[21] –
Inscrit MH (2010)[6]
- Kiosque des tramways, place du Général-de-Gaulle à Rouen (1932 ; démoli en 1984)[22],[23]
- Bureau de poste de La Croix-Saint-Leufroy (1933)[24]
- Direction régionale des Postes, 45, rue Jeanne-d'Arc à Rouen (1934-1935)[4],[25]
- Façade, nef et clocher de l'église Saint-Nicaise (1934–1937) à Rouen –
Inscrit MH (1981)[26]
- Église paroissiale Saint-Pierre à Yvetot (1949) –
Inscrit MH (2001)[27]
- Cité de la Petite Campagne[28] (vers 1930) à Notre-Dame-de-Gravenchon (en collaboration avec Georges Peulevey)
- Magasin des pièces détachées du tramway de Rouen, place des Martyrs-de-la-Résistance à Sotteville-lès-Rouen (actuel FRAC Normandie Rouen)[5]
- Palais des Consuls, quai de la Bourse à Rouen[4] (1956)
- Église Sainte-Jeanne-d'Arc de Charleville-Mézières (Ardennes)[5],[29]
- Église Saint-Samson d'Aunay-sur-Odon (Calvados)[30]
Galerie
- Hôtel des postes de Caen.
- Église à Charleville-Mézières.
Ouvrages
- L'Architecte Le Carpentier et le Projet du nouvel hôtel de ville de Rouen, Rouen, Albert Lainé, 1913
- Léon de Vesly, architecte (1844-1920), Albert Lainé, 1923
- Table générale des matières contenues dans les Procès-verbaux & les Bulletins, 1818-1919, Rouen, Commission des antiquités de la Seine-Inférieure, 1924
- (préf. André Hallays), Un siècle de vandalisme, Rouen disparu, Rouen et Paris, 1929
- Rouen, Aquarelles de Germaine Petit, Ouvrage orné de 184 héliogravures, Grenoble, B. Arthaud, 1931, 194 p. Prix Charles-Blanc de l'Académie française.
- (préf. Antonin-Gilbert Sertillanges, ill. Robert Antoine Pinchon), Cathédrale et églises normandes, Rouen, Henri Defontaine, 1937, 2 vol.
- Pierre Chirol, René Herval (ill. Robert Pinchon, Pierre Le Trividic, Michel Frechon), Rouen à travers les âges, Rouen, Henri Defontaine, 1941
- Rouen, Arthaud, Grenoble, 1946 Illustré avec des aquarelles de Germaine Petit et des photographies de Gabriel Bretocq.
- J.-E. Barthélémy, architecte diocésain 1799-1882, Rouen, Albert Lainé, 1947, 29 p.
- Humbles demeures dans la tourmente, 1940-1944, Rouen, Lecerf, 1953, 129 p. Illustré avec des eaux-fortes de Louis Jouas-Poutrel.
- « Le couvent des Ursulines de la rue des Capucins », dans le Bulletin de la Société des Amis des monuments rouennais (1922-1923), Rouen, Imprimerie Lecerf et fils, 1926, 18 p.
Notes et références
Annexes
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