Loading AI tools
Général d'armée français (1884-1970) De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Louis Marie Koeltz, né le à Besançon et mort le à Paris, est un général français de la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'un historien militaire.
Naissance | |
---|---|
Décès |
(à 85 ans) 7e arrondissement de Paris |
Nationalité | |
Allégeance | |
Formation | |
Activités |
Officier, militaire |
Période d'activité |
À partir de |
Arme | |
---|---|
Grade militaire |
Général de corps d'armée (d) |
Conflit | |
Distinction |
Prix Général-Muteau (1958) |
Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 14 YD 415)[1] |
D'origine alsacienne, Louis Koeltz est né à Besançon car son père, brigadier de gendarmerie, a fait le choix de quitter l'Alsace-Lorraine devenue allemande en 1871. Louis fait le choix de la nationalité française en 1903, à 18 ans.
Il intègre l'école de Saint-Cyr en , en sortant le , deuxième de sa promotion. Il est affecté le au 1er régiment de tirailleurs algériens, avec le grade de sous-lieutenant. Lieutenant en 1907, il passe au 142e régiment d'infanterie le .
Le , il rentre à l'École supérieure de Guerre, d'où il sort breveté d'état-major. Le , il devient lieutenant au 51e régiment d'infanterie[2].
Lors de la mobilisation française de 1914, le lieutenant Louis Koeltz est affecté à l'état-major de la 130e brigade d'infanterie de Marseille. En , il passe à l'état-major de la 4e division, avant de revenir le à celui de la 130e brigade avec le grade de capitaine.
Le , Louis Koeltz passe à l'état-major de la 4e division, puis le il devient chef du deuxième bureau du 3e corps. Le , il est affecté au deuxième bureau du GQG, à la section allemande[3].
Toujours au deuxième bureau de l'état-major de l'Armée, Louis Koeltz se spécialise dans la traduction d'ouvrages de l'allemand au français. Il passe chef de bataillon le , puis quitte l'état-major pour le 170e régiment d'infanterie à Kehl du au , avant de revenir à l'état-major de l'Armée.
Le , il est envoyé à Berlin comme attaché militaire, passant au grade de lieutenant-colonel le . Le , il est de retour à l'état-major de l'Armée, comme sous-chef du deuxième bureau, devenant chef du bureau le , puis colonel le .
Le , il obtient le commandement du 6e régiment de tirailleurs marocains. Le , il passe général de brigade et suit les cours du Centre des hautes études militaires jusqu'en 1938. Le , il intègre l'état-major du Conseil supérieur de la guerre[4].
Lors de la mobilisation française de 1939, Louis Koeltz est affecté à la 8e armée du général Garchery, comme chef d'état-major. Le , il devient aide-major général au Grand quartier général (GQG), affecté aux théâtres d'opérations extérieurs. Le , il participe à la sixième réunion du Conseil suprême interallié à Londres aux côtés du général Gamelin, chef (généralissime) des armées et le , il remplace celui-ci absent lors du Comité de guerre à l'Élysée. Le , le général Weygand, nouveau chef des armées, l'envoie en mission dans le Nord, isolé par l'offensive allemande, auprès des états-majors belge et britannique, rencontrant le général belge Van Overstraeten) et lord Gort. Le 28 il est de retour à Paris, en passant par Dunkerque, Douvres et Londres. Le 19, il est avec le GQG à La Bourboule, avant de le suivre jusqu'à Bordeaux. Le , il est en mission à Alger auprès du général Noguès ; de retour à Bordeaux le 23.
Le , il est nommé à la tête de la Direction des services de l'Armistice ; de l'été 1940 à 1941, Koeltz est à Vichy. Il passe général de corps d'armée le . Le , il est nommé commandant de la 19e région militaire à Alger, au sein des forces françaises d'Afrique du Nord commandées par le général Juin. Le , alors que les forces américaines débarquent en Afrique du Nord, Koeltz, qui refuse de rejoindre les Alliés, est mis aux arrêts pendant la nuit par le colonel Jousse, le chef du 3e bureau de son état-major. Il est libéré après quelques heures, pour participer dans la soirée aux négociations franco-américaines : le cessez-le-feu est signé le à 10 h.
Le , Koeltz prend le commandement du « détachement armé de l'Est » (DAE) chargé d'assurer la couverture vis-à-vis de l'avancée allemande en Tunisie. Le 20, il est à Constantine. Le 24, le DAE devient le 19e corps d'armée, sous les ordres du « détachement d'armée française » (DAF) commandé par le général Juin, engagé dans la campagne de Tunisie. En , le DAF est dissous, les troupes françaises passant sous le commandement du général Anderson de la 1re armée britannique. La campagne se termine par l'offensive de , le corps faisant 31 000 prisonniers italiens et allemands. Le , Koeltz passe au cadre de réserve. Le , il est nommé chef de la mission militaire pour les affaires allemandes et sera ensuite à la disposition du commandant en chef français en Allemagne[5].
Le , il fait partie de l'administration de la zone d'occupation française en Allemagne. Il est le représentant du gouvernement français au sein du Conseil de contrôle allié de Berlin, ainsi qu'adjoint du commandant en chef des forces françaises en Allemagne. Il prend sa retraite le [6] et va alors publier trois ouvrages d'histoire militaire.
Il meurt à son domicile parisien[6] le à 86 ans et est inhumé à Essey-les-Nancy[6].
Seamless Wikipedia browsing. On steroids.
Every time you click a link to Wikipedia, Wiktionary or Wikiquote in your browser's search results, it will show the modern Wikiwand interface.
Wikiwand extension is a five stars, simple, with minimum permission required to keep your browsing private, safe and transparent.