référendum au Sénégal De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Le référendum constitutionnel sénégalais de 2016 se tient le .
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Référendum constitutionnel sénégalais de 2016 | ||||||||||||||
Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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Inscrits | 5 709 582 | |||||||||||||
Votants | 2 203 062 | |||||||||||||
38,59 % | ||||||||||||||
Blancs et nuls | 19 815 | |||||||||||||
Révision constitutionnelle | ||||||||||||||
Pour | 62,54 % | |||||||||||||
Contre | 37,44 % | |||||||||||||
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La révision constitutionnelle est approuvée à une large majorité
Élu à la présidence en mars 2012, Macky Sall l'emporte au second tour sur son ancien mentor, le président sortant Abdoulaye Wade, dont la décision controversée de se présenter à un troisième septennat consécutif avait provoqué d'importantes manifestations. En conflit avec son fils Karim Wade, qu'il avait cherché à auditionner sur sa gestion en tant que ministre de plusieurs centaines de milliards de francs CFA avant d'être chassé de son poste de président de l'Assemblée nationale, Macky Sall avait quitté quatre ans plus tôt le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Wade pour fonder avec une trentaine de transfuges sa propre formation politique, l'Alliance pour la République (APR). L'élection de 2012 le voit alors réunir un peu moins des deux tiers des voix, porté par un programme axé sur le développement économique et la mise en œuvre de réformes institutionnelles afin d'accorder davantage d'indépendance au système judiciaire, à développer la lutte contre la corruption, et à réduire à cinq ans la durée du mandat présidentiel[1]. Les élections législatives organisées quelques mois plus tard voient la victoire de la coalition menée par l'APR, Unis par l'espoir (BBY), qui remporte à elle seule la majorité absolue des suffrages et 119 sièges sur 150.
Fort de sa majorité parlementaire, le nouveau président entreprend une large révision de la Constitution de 2001 qui accroit notamment les pouvoirs de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, approfondit la décentralisation, impose une limitation à deux mandats présidentiels et ramène la durée de celui-ci de sept à cinq ans, y compris celui en cours[2]. Saisi par le chef de l'État, le Conseil constitutionnel juge le projet conforme, à l'exception de ce dernier point, pourtant l'une des promesses de campagne phares de Macky Sall lors de la campagne électorale. S'il approuve le passage au quinquennat, le Conseil juge en effet inconstitutionnelle la modification par un président de la durée de son mandat en cours. Cette disposition est par conséquent retirée du projet de révision[3],[4].
Il comporte 15 points sur des réformes constitutionnelles :
Choix | Votes | % | |
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Pour | 1 367 592 | 62,64 | |
Contre | 815 655 | 37,36 | |
Votes valides | 2 183 247 | 99,10 | |
Votes blancs et nuls | 19 815 | 0,90 | |
Total | 2 203 062 | 100 | |
Abstention | 3 506 520 | 61,41 | |
Inscrits/Participation | 5 709 582 | 38,59 |
Trois jours après le scrutin, la commission chargée de la compilation annonce le « oui » vainqueur avec 62,7 % des suffrages. Le projet de révision de la Constitution proposé par Macky Sall est donc validé par les électeurs[2],[11]. Le gouvernement met par la suite en place un Office national anticorruption et une Commission nationale de restitution des biens et de recouvrement des avoirs mal acquis[12].
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