Matthieu Rougé
prélat catholique français De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Matthieu Rougé, né le à Neuilly-sur-Seine, est un prélat, théologien et essayiste catholique français, évêque de Nanterre depuis le .
Matthieu Rougé | ||||||||
![]() Matthieu Rougé, le . | ||||||||
Biographie | ||||||||
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Naissance | Neuilly-sur-Seine |
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Père | Michel Rougé | |||||||
Mère | Jacqueline Leps | |||||||
Ordination sacerdotale | par le card. Jean-Marie Lustiger | |||||||
Évêque de l'Église catholique | ||||||||
Ordination épiscopale | par Michel Aupetit | |||||||
Dernier titre ou fonction | Évêque de Nanterre | |||||||
Évêque de Nanterre | ||||||||
Depuis le | ||||||||
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Autres fonctions | ||||||||
Fonction laïque | ||||||||
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« Sursum corda » (« Hauts les cœurs ! » ou « Élevons notre cœur ») |
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(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Spécialiste de la théologie politique, il a été l'aumônier des parlementaires français de 2004 à 2012.
Biographie
Résumé
Contexte
Formation
Matthieu Rougé est le fils de Michel Rougé, haut fonctionnaire, et de Jacqueline Leps, responsable associative et collaboratrice de Robert Schuman[1],[2]. Il est rapidement intéressé par la politique et l'enseignement. Il entre alors en classes préparatoires littéraires, où il est particulièrement marqué par l'œuvre de Georges Bernanos. Mais deux ans plus tard, à l'âge de 19 ans, il quitte ses études pour entrer au séminaire français de Rome. Il obtient alors une maîtrise de philosophie en 1989[3]. Il mène ensuite des recherches et présente une thèse intitulée « Sicut in osculo amoris, doctrine et expérience de l'Eucharistie chez Guillaume de Saint-Thierry », sous la direction du père Karl Becker. Il obtient son doctorat en théologie en 1998, à l'Université pontificale grégorienne, avec la mention summa cum laude, la meilleure possible[3],[4].
Ministère
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Ordonné le , il est nommé vicaire de l'église Saint-Séverin en 1996, puis secrétaire particulier du cardinal Lustiger en 2000. En 2003, ce dernier lui confie la basilique Sainte-Clotilde, puis la direction du Service pastoral d'études politiques, plus connu sous le nom d'aumônerie des parlementaires. Il occupe ces deux fonctions jusqu'en 2012[5]. Enfin, en 2013, le cardinal André Vingt-Trois le nomme curé de la paroisse Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus dans le 17e arrondissement de Paris.
En parallèle, il exerce la charge de professeur de théologie à l'Université ecclésiastique San Dámaso (es) de Madrid entre 2012 et 2013, et à l'École cathédrale de Paris, ainsi qu'au collège des Bernardins depuis 1998.
Il est également chanoine honoraire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, membre sociétaire de l'Académie catholique de France, membre de la convention de la Fondation Charles-de-Gaulle et membre du conseil scientifique de l'Institut Jean-Marie Lustiger[4].
Ami de Jean d'Ormesson, il célèbre sa messe d'obsèques en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides lors de l'hommage national rendu le [6],[7].
Le , le pape François le nomme évêque de Nanterre en remplacement de Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris[8],[9]. Il est consacré évêque le dimanche en la cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre[10].
Publications
Ouvrages
- Doctrine et expérience de l’eucharistie chez Guillaume de Saint-Thierry, éditions Beauchesne, 1999 (ISBN 978-2-70101-394-7), [présentation en ligne]
- « Le temps des âmes. Fondement et portée de la doctrine du medius adventus chez saint Bernard », dans L’actualité de saint Bernard, Paris, Lethielleux (« Collège des Bernardins »), 2010, 111-124.
- « Réformer la liturgie ? », dans Vatican II, une boussole pour notre temps. Plus de quarante ans après, qu’est devenu le Concile ?, Paris, Parole et Silence, 2010, 81-99.
- (en) « Mystery of man », dans Karl Becker et Ilaria Morali (ed.), Catholic Engagement with World Religions, Orbis Books, 2010.
- « Peut-on vraiment moraliser la vie politique », Faut-il avoir peur ? États généraux du christianisme 2011, Paris, Presses de la Renaissance, 2011, 91-95.
- L'Église n’a pas dit son dernier mot : petit traité d'antidéfaitisme catholique, Paris, Robert Laffont, 2014.
- « Pour un catholicisme de proposition. Entretien avec Marcel Gauchet », Le Débat, 181 (septembre-) 171-180.
- Un sursaut d’espérance – Réflexions spirituelles et citoyennes pour le monde qui vient, Éditions de l’Observatoire, 2020 (ISBN 979-1-03291-685-8)
Direction d'ouvrages collectifs
- Matthieu Rougé (dir.), Jean-Marie Lustiger cardinal républicain, Paris, Parole et Silence-Collège des Bernardins, 2010.
Distinction
Le , Matthieu Rougé est nommé chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « 26 ans de services civils et militaires »[11].
Armoiries
Les armoiries de Matthieu Rougé en tant qu'évêque sont de gueules à un rouget d’or, au chef cousu d’azur à une étoile accompagnée à dextre d’une gerbe de blé et à senestre d’un pampre de deux feuilles, le tout d’or. Il s'agit donc d'armes « parlantes », puisque le rouget évoque le nom de l'évêque. Cela fait aussi référence à un poisson, signe de reconnaissance des premiers chrétiens (Ichthus). Le rouge (gueules) et le bleu (azur) rappellent le sang et l'eau du Christ et sont les couleurs du département des Hauts-de-Seine.
L’étoile signifie l’intercession de la Vierge Marie, la gerbe de blé et la grappe de raisin renvoient à l’Eucharistie, mais aussi au pain dont sainte Geneviève, patronne du diocèse, a ravitaillé les Parisiens assiégés par les Huns.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la religion :
- Sa fiche, Église catholique en France
Notes et références
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