François-Louis Bersot

industriel français, conseiller municipal et bienfaiteur de la ville de Besançon De Wikipédia, l'encyclopédie libre

François-Louis Bersot

François-Louis Bersot, né le à Besançon et mort le dans la même ville, était un industriel, homme politique et bienfaiteur.

Faits en bref Naissance, Décès ...
François-Louis Bersot
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Naissance
Besançon
Décès (à 66 ans)
Besançon
Nationalité Française
Profession
Industriel
Activité principale
Bienfaiteur
Autres activités
Conseiller municipal
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Biographie

Résumé
Contexte

Issu d'une famille d'horlogers de confession protestante[1], François-Louis Bersot fait fortune en administrant une importante distillerie de Roche-lez-Beaupré[1]. Comptant jusqu'à 270 salariés en 1883, l'entreprise dispose d'une société de secours mutuel couvrant maladies et accidents[1]. Le patron était également détenteur de nombreuses actions, des salines de Châtillon-le-Duc à la compagnie de l'Ouest algérien en passant par la société des Hauts Fourneaux de Franche-Comté[1].

Républicain convaincu, il se fait élire conseiller municipal en 1878 et largement réélire en 1881[1]. En 1882 il est à l'origine de la crèche Saint-Paul[2],[1], une des premières structures du genre en France[3]. Capable d’accueillir jusqu'à 125 nouveau-nés, cette initiative privée de la bourgeoisie locale a pour objectif assumé de permettre aux mères de travailler[3]. Le site est toujours en activité, fonctionnant ainsi de façon discontinue depuis près de cent-cinquante ans[2].

Reconnu comme un philanthrope majeur de la cité, à sa mort il fit don d'un million de francs-or à la municipalité[4],[1] répartis entre l'hospice protestant, la crèche Saint-Paul, l'hôpital Saint-Jacques et diverses institutions de bienfaisance[1]. Dans les arts, également, il se fait remarquer pour l'achat d’œuvres de peintres débutants mais prometteurs[1], comme Edmond Picard, avant de léguer l'ensemble de sa collection au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon[5]. Ses dons souffrirent néanmoins d'investissements au canal de Panama, dont les titres furent au cœur d'un retentissant scandale[1].

À son décès le , des funérailles solennelles sont unanimement votées et organisées par le conseil municipal avec un cortège officiel de son domicile rue Charles Nodier au temple du Saint-Esprit[1]. Enterré au cimetière des Champs Bruley[6],[7],[1], deux statues de bronze réalisées en 1894 par Just Becquet trônent dès lors sur sa sépulture et à l'entrée de la crèche Saint-Paul[2],[8],[1], l'établissement ayant été d'ailleurs renommé crèche Bersot[9],[1] en même temps qu'une rue adjacente jadis nommée Saint-Paul[4],[1].

Notes et références

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