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personnalité politique française De Wikipédia, l'encyclopédie libre
Francois-Charles d'Harcourt, ou François d'Harcourt, onzième duc d'Harcourt et de Beuvron, est né le au château de Thury-Harcourt (Calvados) et mort au même endroit le . Neveu du comte Charles d'Harcourt, gendre du baron François Gérard, petit-fils de François, 9e duc d'Harcourt, tous députés du Calvados, petit-fils de Sosthène II de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, député de la Sarthe, il s'engage dans une carrière politique dès 1928, à sa sortie de l'École des hautes études commerciales.
François-Charles d'Harcourt | |
François-Charles d'Harcourt vers 1930. | |
Fonctions | |
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Député français | |
– (13 ans, 1 mois et 10 jours) |
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Élection | |
Réélection | 8 mai 1932 26 avril 1936 |
Circonscription | Calvados |
Législature | XIVe, XVe et XVIe (Troisième République) |
Groupe politique | Députés indépendants (1929-1932) Indépendants (1932-1936) Indépendants républicains (1936-1942) |
Prédécesseur | François Gérard |
Successeur | Circonscription supprimée |
Biographie | |
Nom de naissance | Charles François Jean Marie d'Harcourt |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Thury-Harcourt |
Date de décès | (à 95 ans) |
Lieu de décès | Thury-Harcourt |
Résidence | Calvados |
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François-Charles d'Harcourt est le fils d'Henri d'Harcourt, 10e duc d'Harcourt, et de Marie de La Rochefoucauld-Doudeauville. À la mort de son père, en 1908, alors qu'il n'a que 6 ans, il devient le 11e duc d'Harcourt[1].
Il est élu député du Calvados en 1929, à la mort de son beau-père, François Gérard, auquel il succède. À l'Assemblée, il siège dans le groupe des Indépendants, s'intéressant particulièrement aux questions de défense des intérêts agricoles. Il est constamment réélu jusqu'en 1940.
Il participe notamment au financement des Chemises vertes d'Henri Dorgères, un groupe d'action agricole (il détient plus de la moitié des actions de La Presse Agricole, entreprise du mouvement dans laquelle travaille Dorgères)[2].
Pendant l'Occupation, il conserve secrètement les bijoux et objets précieux que son amie Violet Trefusis lui avait confiés et les lui restitue en 1945[3].
Sa première épouse, Antoinette d'Harcourt, née Antoinette Gérard (en 1909) et amie intime d'Arletty, quant à elle, est emprisonnée à Fresnes pendant un an par les Allemands, en raison de ses activités dans la Résistance. Elle meurt prématurément en 1958[4].
Les Allemands ayant réquisitionné son château de Thury-Harcourt, il refuse d'y loger en même temps qu'eux. En guise de représailles, les troupes d'occupation incendient l'édifice et l'essentiel de son contenu lors de leur retraite, en [5].
Membre du Jockey Club, le duc d'Harcourt se retire alors de la vie politique. Il se consacre, notamment, à sa passion pour les jardins, auxquels il dédie un ouvrage de référence : Des jardins heureux. En 1989, il publie aussi un livre de souvenirs, Regards sur un passé.
En 1948, il rachète à la ville du Neubourg, dans le département de l'Eure, le château du Champ de Bataille, ancienne propriété de son oncle Charles d'Harcourt, éprouvé par son utilisation comme hospice, puis par l'occupation, et le fait restaurer. En 1957, il l'ouvre à la visite du public. En 1966, il y commémore le millénaire de la Maison d'Harcourt, en présence de quelque cent vingt descendants des différentes branches, françaises et anglaise, de la famille[6].
En 1983, il revend le Champ de Bataille, puis termine son existence à Thury-Harcourt, dont il avait fait réaménager après la guerre les jardins du château, aux abords du "Pavillon de Fantaisie"[7],[8].
François-Charles d'Harcourt se marie deux fois :
du premier mariage, sont issus deux fils :
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